Les créations en liceParticiper

Bienvenue sur l'une des créations en lice pour la 7ème édition des Chatons d'Or, le festival de la nouvelle économie créative.

Cette année, les Chatons d'Or font émerger les idées et les talents créatifs au prisme de 8 "révolutions" - le thème de cette édition. Révolutions artistiques, numériques, environnementales, culturelles, des marques, du travail, citoyennes, des médias. Retrouvez toutes les catégories ici.

Le prix du public viendra récompenser la création plébiscitée par le public parmi la shortlist du jury. Votez, faites voter et partagez !

Du mercredi 4 avril au dimanche 13 mai 2018 (prolongation jusqu'au 20 mai), vous pouvez envoyer autant de créations que vous le désirez, dans tous les catégories. C'est gratuit et ouvert à tous. La grande soirée de remise des prix se tiendra le mardi 5 juin 2018 et rassemblera plus de 1000 décideurs, influenceurs et acteurs de l'économie créative (inscriptions courant mai). 

Bon courage !

HIDDEN

Par : FLEUR EVEN

Dans la catégorie RÉVOLUTIONS ARTISTIQUES - Prix du projet "Artistique"

Contexte
Il s'agit, dans les trois premières créations, de trois pages de magazines féminins griffonnées, enrichies, brouillées, formant un masque qui rend la lecture du visage impossible. Dans ce cas, j'ai souhaité sortir de la perception première de la femme qui nous est donnée à voir dans les médias et plus particulièrement les magazines. Les matériaux utilisés sont de la peinture à l'huile sur papier journal. ------ Dans le dernier cas, il s'agit d'une femme tirée d'une photo érotique des années 1950. Mise à nue, quels éléments peut-on enlever pour rendre sa lecture possible, malgré tout ? Le procédé utilisé est ici une tablette graphique et un logiciel de dessin vectoriel.
Justification
Inspirés des masques aborigènes australiens, les masques dessinés sur les trois pages de magazines sont une manière de s'extirper de ces beautés uniformisées et stéréotypées en rendant leur lecture difficile et en les complexifiant. Les masques servaient à communiquer avec les esprits des ancêtres, et permettaient de faire abstraction de son propre corps lors des rites de passage et des cérémonies. Provoquer la négation de ce corps irréel, fabriqué de toutes pièces, est la solution que je propose pour faire table rase et se reconnecter à soi et à sa propre perception et sensation de la Beauté. ------ Le dessin au trait blanc sur fond noir, tiré d'une photographie des années 1950, est une manière de dépouiller les attributs féminins pour n'en garder que le nécessaire. A l'inverse de se dévêtir pour montrer le plus possible, il s'agit ici de soustraire des éléments pour en cacher d'autres et s'apercevoir que la lecture du corps féminin est tout de même possible. Dissimulé, fractionné, il existe tout de même. Ce questionnement porte également sur la manière dont le corps féminin est jugé dans les médias et dans la rue. Reprendre possession de ce corps donné sans permission et assimilé à une image servile de la femme, tel est le message véhiculé ici. En effet, après de nombreuses discussions échangées avec de nombreuses femmes (et de nombreux hommes), j'ai pu me rendre compte que ce n'était pas simplement une croyance mais bien un phénomène de société : en effet, les regards ne sont pas simplement des regards. Ils déconstruisent le corps féminin et son image par petites touches, qui se répercutent sur la vision que l'on porte sur notre corps, notre identité. Chaque morceau retiré de cette femme est un morceau que l'on donne, que l'on perd, jusqu'à ce que l'on trouve la force de le retrouver, de le reconstruire. Le trait discontinu est une manière de ne jamais figer cette image : l'image de la femme est toujours en mutation.

Les prints

Les présentations